AFRIQUE SUB-SAHARIENNE

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carte_afriqueLes régions sub-sahariennes sont présentées à travers certains objets emblématiques (masques, statuaire, mobilier, parures) et par sous-régions.

De vitrine en vitrine, le visiteur parcourt le continent d’ouest en est en passant par l’Afrique équatoriale et australe. Chaque ensemble est illustré par des objets parmi les plus représentatifs présents dans les collections.

La région des savanes soudaniennes (Mali, Burkina Faso, nord de la Côte d’Ivoire) est par exemple évoquée à travers la production matérielle dogon et ses références permanentes aux mythes de création. Les peuples voisins (Senoufo, Baoule) sont mis en relation avec ces derniers par la possession de même typologie d’objets comme les serrures de porte, poulies et étriers de poulie des métiers à tisser. Ces objets sont l’occasion de souligner le déploiement infini des préoccupations esthétiques de ces peuples, de la statuaire support de culte au mobilier d’usage quotidien.

 

coiffe_et_calbasseLes vitrines alternent par exemple entre la présentation des statuettes bateba des Lobi du Burkina Faso ou des Nkisi de la République démocratique du Congo manipulées par les devins pour les rites de guérison et celle des chaises et tabourets, marqueurs de statut social. Les masques, mis en valeur par une vitrine panoramique, instruments rituels et supports de l’initiation masculine trouvent leur contrepoint féminin dans la poterie domestique Bamileke (Cameroun), Zoulou (Afrique du Sud) ou Kurumba (Burkina Faso).

Une diversité des formes qui nous rappelle, malgré l’existence de correspondances, la spécificité et la richesse de chaque culture d’Afrique. Ainsi, les parures perlées d’Afrique du Sud dialoguent avec celles d’Afrique équatoriale ou orientale, les textiles akan (Ghana, Côte d’Ivoire) voisinent ceux du Kasaï (République démocratique du Congo), témoignant des voies plastiques empruntées, souvent fort éloignées.

 

poterieLe choix muséographique opéré tend à la mise en valeur esthétique de ces objets, mais un effort comparable est mené pour replacer ces derniers dans leurs contextes respectifs. Cet effort se matérialise par la présence de cartels complets et de fiches de salles, effort toujours poursuivi puisque ces supports pédagogiques sont régulièrement repris pour être complétés, affinés et ajustés. Le programme de médiation culturelle établi par le personnel du musée contribue, par la variété des approches et des thèmes proposés, à cet effort permanent de dépassement de la dichotomie entre beaux-arts et ethnographie en ce qui concerne les collections extra-européennes.

Une vitrine vient ouvrir cette découverte des sociétés d’Afrique sub-saharienne et interroger le regard du public. La question des vrais-faux dans les arts d’Afrique noire nous pousse à nous questionner sur ce qu’étaient ces objets dans leurs contextes et ce qu’ils sont devenus aux yeux des occidentaux.

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Crédits photographiques
(1) : Thierry Blais
(2) : Philippe Zandvliet

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