OCÉANIE

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Troisième temps de la visite dans les espaces extra-européens, la section océanienne nous conduit d’île en île et illustre par là-même le processus de peuplement de cette région du monde, par des groupes de navigateurs venus d’Asie du sud-est. Partant de l’élément unificateur que constitue l’océan Pacifique, les différentes vitrines mettent en exergue aussi bien les spécificités culturelles propres à chaque région que les caractéristiques communes à plusieurs îles.

Ainsi, dans la première salle, l’outillage des chasseurs-cueilleurs aborigènes est mis en confrontation avec les pagaies, instrument de navigation propre aux autres peuples d’Océanie vivant de la pêche. La fabrication du tapa, tissu d’écorce battue, est abordée quant à elle, tant comme un trait culturel commun aux différents ensembles d’Océanie que sous l’angle de ses particularismes locaux par la présentation des styles régionaux.

Ce thème jouxte celui des parures corporelles où l’on peut apercevoir l’exploitation réciproque par les peuples mélanésiens et polynésiens des matériaux d’origine maritime, mais la très grande diversité des formes qui en résultent.

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bambou

Dans la salle suivante, les relations entre les hommes, esprits, ancêtres et dieux sont au cœur du propos, avec une dissociation opérée entre objets polynésiens (des Iles Marquises, Iles Cook et de Nouvelle-Zélande) et mélanésiens (des Iles Vanuatu, de Papouasie-Nouvelle-Guinée et de Nouvelle-Calédonie).Dans le champ des particularismes locaux, le choix des objets présentés met en évidence les formes extrêmement variées du culte en Océanie. On observe par exemple que

c’est la référence à une généalogie ininterrompue entre les dieux et les hommes qui prévaut en Polynésie (incarnée notamment par le « tiki » marquisien), tandis que d’autres ensembles comme les îles Vanuatu pratiquent la conservation et le surmodelage des crânes des défunts comme référence aux origines. D’autres territoires comme la Nouvelle-Calédonie vont confectionner des masques appelés « Wimawi »pour célébrer les funérailles des grands chefs kanak.

Cette section poursuit le questionnement sur les regards portés par l’Occident sur le reste du monde par une vitrine intitulée « Leur pays et notre rêve ». Ce moment de la visite met en évidence l’imaginaire né de la rencontre avec ces territoires, incarné par certaines images d’Épinal comme celle de la vahiné.

 

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Immédiatement à côté, une vitrine consacrée aux bambous gravés kanak révèle, par le détail iconographique de ces derniers, que l’observation était mutuelle.

 

Le jeu des regards croisés se poursuit dans la chapelle de style néogothique (construite par l’architecte Paul Abadie dans la deuxième moitié du XIXe siècle) avoisinant la deuxième salle océanienne. Sont mis en vis-à-vis par ce lieu, l’espace sacré et intime de la chapelle catholique et celui du cabinet du docteur Lhomme remonté de manière fidèle.

L’impact de la rencontre entre l’Occident et les autres régions du monde se poursuit sur l’autre paroi de la chapelle où sont présentés deux crucifix originaires d’Océanie (Papouasie-Nouvelle-Guinée) et d’Afrique (République démocratique du Congo). Ces deux objets sont les témoins des bouleversements culturels nés des premiers échanges commerciaux puis de la colonisation.

 


Crédits photographiques
(1) : Thierry Blais
(2) : Philippe Zandvliet

 


 

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